TÉMOIGNAGES


DES TRAITEMENTS DES PLUS AVANCÉS GRÂCE
AU GROUPE DE RECHERCHE EN CANCER DU SEIN


Mme Sylvie Leduc, 41 ans, Longueuil
Essai clinique FB-4

Le 21 mars 2008, je terminais mes traitements contre le cancer du sein. Un traitement qui aura duré 14 mois… Diagnostiquée en novembre 2006, je fus vite prise en main par toute l’équipe du Groupe de recherche en cancer du sein.

Ma première rencontre avec ma chirurgienne, Dre Ginette Martin, a duré une heure dans son bureau. De nos jours, passer autant de temps dans le bureau d’une spécialiste relève du miracle, se dirait-on. Quand tu reçois ce terrible diagnostic qu’est le cancer et que tu pleures en pensant à la mort, quel réconfort de se faire offrir les mouchoirs avec empathie… Après m’avoir expliqué ce qui m’attendait, elle a su m’offrir le meilleur protocole de traitement pour moi. C’est là que j’ai rencontré le reste de l’équipe.

De la commis à l’accueil aux bénévoles qui nous offrent le café, en passant par les techniciennes qui font les mammographies et aident les médecins à faire les échographies et les biopsies (parfois douloureuses), jusqu’aux réceptionnistes qui appellent pour te donner un rendez-vous, je n’ai connu que des gens empathiques qui s’informaient de mon état de santé avec intérêt et me donnaient des encouragements à chaque visite.

Ma rencontre avec l’infirmière de recherche qui devait me suivre pendant toute la durée de mon traitement (que je trouvais long et décourageant) fut pour moi le début de la vraie aventure. Renée Roy, l’infirmière qui m’a soutenue tout au long du protocole, est encore là aujourd’hui pour répondre à mes questions.

Comme les autres infirmières du Groupe de recherche, elle est là pour rencontrer les patientes lors de chaque traitement de chimiothérapie afin de faire le bilan de santé avant la visite médicale. Elle planifie tous les examens exigés par le protocole, prend les rendez-vous, vérifie les résultats des analyses et avise le médecin s’il y a anomalie. Elle est toujours disponible pour répondre au téléphone à nos questions et nous donner toutes les explications possibles.

Quel soulagement, quand tu es en pleine chimiothérapie, aux prises avec des nausées et des douleurs, de ne pas avoir à te préoccuper de prendre une tonne de rendez-vous et de n’avoir qu’un simple coup de téléphone à faire pour avoir de l’aide. Quelle organisation !

Ces 14 mois de traitements n’ont pas été de tout repos, bien au contraire, car j’ai eu plusieurs problèmes. Par contre, le baume appliqué sur mes plaies par cette formidable équipe du Groupe de recherche sur le cancer du sein m’a permis de sortir gagnante et grandie de ce long périple.

On dit que le soutien est tellement important dans le combat contre le cancer. J’avais déjà l’appui de toute ma famille, mais celui de l’équipe médicale a été un cadeau précieux qui me permet aujourd’hui de dire que j’ai survécu à ce terrible fléau qu’est le cancer.

Je souhaite à toutes les femmes qui malheureusement seront atteintes du cancer du sein d’avoir le privilège de se faire soigner par le Groupe de recherche en cancer du sein.


Lynn St-Pierre, 42 ans, St-Eustache
Essai clinique B-36

Je m’appelle Lynn. J’ai 42 ans et suis mère de 2 enfants (2 filles de 15 ans et 4 ans). On m’a diagnostiqué un cancer du sein en octobre 2005, alors que ma fille cadette venait d’avoir tout juste un an.

Au cours des semaines précédentes, j’avais décelé une masse sur mon sein gauche. ; J’ai consulté rapidement mon gynécologue qui m’a fait passer tous les tests. ; Même si je m’y attendais un peu, la nouvelle m’a secouée. ; On ne s’attend pas à avoir un cancer avant 40 ans et la grosseur de la masse était considérable. Heureusement, les infirmières du Groupe de recherche en cancer du sein, ma famille et mes amis m’ont épaulée. La chirurgie a suivi peu après ainsi que les premiers traitements de chimiothérapie. ; La chimiothérapie s’est assez bien passée, sauf peut-être le premier traitement qui a été un peu douloureux.

Quelques semaines après le dernier traitement, j’ai commencé les traitements en radiothérapie, chaque jour pendant 6 semaines. Après la radiothérapie, mon chirurgien, le Dr Rami Younan, m’a suggéré le traitement au Herceptin, une nouvelle approche pour mon type de cancer. Les traitements au Herceptin ont duré près d’un an, sans effet secondaire notable.

Au début de tout cela, j’ai regardé ce qui m’arrivait et me suis rendue compte qu’il y avait un côté positif. On ne meurt pas d’un cancer du sein, les pronostics sont bons et toute ma famille et mes amis sont là pour me supporter. J’ai gardé ma bonne humeur habituelle et suis passée au travers. Présentement je suis en rémission depuis un an et je vois l’avenir avec optimisme.


Mme Rachel Thérien, 56 ans, Montréal
Essai clinique B-40

Vous avez un cancer du sein? On vous propose de participer à ce programme de recherche? Acceptez sans hésitation. Dites oui.

On n’a pas idée, lorsqu’on vous dit être atteinte d’un cancer, du désarroi ressenti. L’anxiété s’installe et les questions sont nombreuses. Ce que vous voulez avant tout, du fond du coeur, est d’être considérée comme une personne atteinte d’un cancer, et non que l’on traite une masse cancéreuse.

Lorsqu’on m’a proposé de participer aux essais cliniques du Groupe de recherche en cancer du sein, l’équipe médicale a très vite répondu et comblé ce besoin de réconfort en témoignant une attention rassurante, d’une humanité hors du commun.

Ce programme de recherche est d’une rigoureuse efficacité. Mon médecin traitant, le Dr Robidoux, ainsi que les chirurgiens-oncologues assurent un suivi serré. De plus, une infirmière de recherche est toujours présente pour répondre à vos questions. Elle est disponible, aidante et réconfortante.

Je peux dire sincèrement que ce programme a répondu en tous points à mes attentes et bien au-delà. Je me considère privilégiée d’avoir eu la chance d’être admise à ce programme et suis reconnaissante à toute l’équipe médicale pour son professionnalisme.

Si vous êtes admissible et que l’on vous propose d’y participer, n’hésitez surtout pas, acceptez.


Marie-France Tessier, 46 ans, Brossard
Essai clinique B-38

Au moment d’écrire ces quelques lignes, il y a un an que j’ai été opérée pour un cancer du sein. Mes cheveux repoussent et j’organise un voyage à Paris avec ma soeur, ma cousine, ma tante et ma mère (elle aussi survivante d’un cancer du sein diagnostiqué l’année dernière). Tout au long de cette aventure, je me suis souvent demandé ce que cette expérience pouvait bien m’apporter. Après tout, je filais le parfait bonheur avec Luc, mon amoureux depuis plus de dix ans, mes trois fils, une famille unie et de nombreux amis.

Un an plus tard, je ne peux que remercier la vie d’avoir mis tous ces gens sur mon chemin. Sans eux, il y aurait eu beaucoup moins de légèreté et de soleil en cette période difficile de ma vie. Je serai éternellement reconnaissante à Francine Blouin, mon amie docteure de m’avoir sauvé la vie, à Renée Roy, infirmière de recherche au CHUM pour sa compassion et sa disponibilité, au Dr Erica Patocskai, ma chirurgienne pour son professionnalisme et sa chaleur humaine, malgré les contraintes d’un système défaillant, à toute l’équipe du Groupe de recherche en cancer du sein (entre autres les Drs Rami Younan, Claude Potvin, André Robidoux) pour un suivi impeccable. À toutes celles qui vivent ou qui vivront le cancer du sein, je souhaite qu’elles ne laissent pas l’inquiétude de demain gâcher les petits plaisirs de la journée (car il y en a toujours : un câlin de ses enfants, de son mari, le sourire d’une amie, une paire de souliers neufs, une robe à fleurs, un voyage autour du monde, dans sa tête ou pour vrai…). Carpe Diem (saisissez le jour) !


Danielle Robitaille, 65 ans, Beloeil
Essais cliniques B-38 et B-42

À l’automne 2004, j’ai reçu un diagnostic de cancer du sein. Le Dr André Robidoux a procédé à une mastectomie. Lors d’une visite à son bureau, il m’a demandé si je voulais faire partie d’une étude (B-38) en rapport avec mes traitements de chimiothérapie. Après quelques explications sur ces traitements, j’ai accepté volontiers. Je suis fière d’en faire partie et aujourd’hui, je fais partie de l’étude B-42. Plus nous serons de femmes à participer à la recherche, plus nous aiderons les chercheurs à trouver les moyens d’enrayer cette maladie. J’ai traversé cette difficile épreuve de ma vie grâce au soutien de ma famille et à l’attention de tout le personnel du Pavillon LeRoyer du CHUM de l’Hôtel-Dieu et de tous les autres départements où j’ai eu à passer des examens. Ce sont toutes ces personnes qui m’ont donné le soutien dont j’avais besoin. Merci de tout coeur à ceux et celles qui se sont occupés de moi avec une si grande générosité. Ensemble avec la recherche, nous vaincrons.

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